D’une réalité, celle de Mahsa Amini au monde fictionnel de la Littérature iranienne.
Il est courant de limiter le flot des informations relatives à l’Iran en prenant appui sur l’actualité politique du pays. Une perspective qui n’est certainement pas négligeable.
Mahsa AMINI, jeune kurde iranienne a été arrêtée et mourra, le 16 septembre 2023, victime de mauvais traitements de la police des mœurs, pour ne pas avoir respecté le port obligatoire du voile.
Les conséquences seront très lourdes : des réactions sous formes d’abondantes manifestations hostiles au régime électrisent le pays dès l’annonce de la mort de Mahsa.
Un mouvement de grande ampleur se mobilise sous la bannière « Femme, Vie, Liberté », et gagne tout le pays. En octobre 2023, l’Union Européenne distingue le Mouvement en lui attribuant le prix le plus prestigieux, le prix SAKHAROV, en hommage à MAHSA et en reconnaissance du courage des femmes iraniennes.

Palais du Golestan, Salle des diamants. Téhéran. (Cliché privé).
Un pays, un peuple que la Littérature iranienne ne cesse de décrire, d’exalter , depuis l’antiquité, en la reliant à la culture, la philosophie, la religion . Il est alors question de Littérature persane ,dans la période pré- islamique , moment où les poètes s’illustrent pour enchanter l’univers quotidien des rois comme celui des petites gens.
Goethe et Théophile gautier se laisseront séduire par la beauté poétique de cette littérature. Elle permet de nourrir, d’enrichir leur inspiration, d’asseoir l’image d’un Orient idéal, rêvé.
Et si la femme occupe une place fondamentale dans les littératures classique et contemporaine persanes, le statut de la femme-victime a le visage de MAHSA.
Le poète HÂFEZ , au cœur du XIVe siècle, s’adresse à elle , gomme sa condition tragique, lui souhaite un avenir radieux.
« Que ta vie soit longue, car il est certain
Que la flèche de tes cils atteindra le cœur de tes soupirants. »

Vers un nouveau voyage littéraire : en IRAN.….
