La Cerisaie est une pièce de TCHEKHOV , la plus aboutie, écrite en 1904.

Il nous est proposé une description de l’aristocratie russe endettée, au XIXe siècle . Les propriétaires décident de retourner dans leur propriété ,de retrouver leur maison telle qu’ils l’ont quittée. Une page se tourne.Le monde ancien s’apprête à céder la place au monde des entrepreneurs. Et si le chaos historique , existentiel prenait place … L’étudiant Trofimov semble annoncer à tout moment la Révolution :

« Toute la Russie est notre cerisaie. »

L’écrivain Andreï Biély (1880-1934) déclare à propos de la pièce :

« Un moment de la vie pris en lui-même devient lorsqu’on entre dans sa profondeur une porte vers l’infini. »

Ce qui veut dire que cette œuvre de Tchekhov , c’est l’histoire de nos vies, à savoir d’où l’on vient, une géographie, une histoire, un destin , ce que nous laissons derrière nous, le arbres qu’on abat pour avancer.

« Ania : Maman ! … Maman, tu pleures ? Ma chérie, ma douce, ma bonne maman, ma merveilleuse maman, je t’aime, je te bénis.

La cerisaie est vendue, elle n’existe plus, c’est vrai, mais ne pleure pas maman, tu as toujours devant toi la vie, il te reste ton cœur, bon et pur .. ». La Cerisaie, Acte III.

Bibliographie :

  • Anton TCHEKHOV, La Cerisaie. Traduction d’André Markowicz et Françoise Morvan, Edition Babel.
  • Marina VLADY, Ma Cerisaie. Roman.

Ornementation russe
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